Texte complet de la note de recherche :
http://www.revue-rita.com/index.php?option=com_content&view=article&id=163&Itemid=366
Ecrit par Benjamin Geny
Votée en décembre 1986 afin de satisfaire la demande d'impunité des forces de sécurité (armée et police) vis-à-vis des crimes commis lors de la dictature civico-militaire uruguayenne (1973-1985), la loi d'amnistie n'a depuis lors cessé de faire débat. L'accession à la Présidence en 2010 de José « Pepe » Mujica, membre du Mouvement de Libération Nationale – Tupamaro et détenu-otage de la dictature entre 1972 et 1985, ne pouvait manquer de poser la question de l'attitude de l'ancien groupe de lutte armée envers cette loi...
Paradoxalement, entre 1985 et 2011, le discours des ex-guérilleros ayant accédé au pouvoir s'est progressivement rapproché de celui des militaires et des partis traditionnels, colorados et blancos. L'absence de justice garantirait une réconciliation sans tentation de vengeance. Il y aurait eu une « guerre » entre deux camps accompagnée d'excès plutôt qu'un terrorisme d'État s'exerçant contre la population. Le respect de la souveraineté populaire l'emporterait sur celui des droits de l'Homme.
La logique de cette réconciliation ou de cette clémence envers leurs anciens ennemis n'est pas, bien sûr, étrangère à leur adaptation réussie à la compétition électorale. Les tupamaros ont dû, plus que tout autre, donner des gages de crédibilité et de bonne foi démocratique et rejeter toute responsabilité dans le coup d'État militaire de 1973. Leur attitude puise ainsi ses racines dans le transfert et l'adaptation réussis de leur capital de militant révolutionnaire des années soixante et soixante-dix au nouveau contexte de la transition démocratique.
Mots clés : Uruguay ; Tupamaros ; Amnistie ; Justice ; Guérilla.
La logique de cette réconciliation ou de cette clémence envers leurs anciens ennemis n'est pas, bien sûr, étrangère à leur adaptation réussie à la compétition électorale. Les tupamaros ont dû, plus que tout autre, donner des gages de crédibilité et de bonne foi démocratique et rejeter toute responsabilité dans le coup d'État militaire de 1973. Leur attitude puise ainsi ses racines dans le transfert et l'adaptation réussis de leur capital de militant révolutionnaire des années soixante et soixante-dix au nouveau contexte de la transition démocratique.
Mots clés : Uruguay ; Tupamaros ; Amnistie ; Justice ; Guérilla.


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