dimanche 23 juin 2013

El silencio - affiche collée sur un mur du Barrio Palermo (Montevideo-Uruguay)

El silencio. Barrio Palermo - Montevideo - Uruguay (2010). Crédit photo : Benjamin Geny.

dimanche 19 mai 2013

points de vue

1. Femmes-libellules sur les hauteurs de Cali - Crédit : Benjamin Geny.

2. Maison d'artiste avec vue sur Cali. Crédit : Benjamin Geny.

3. Le massacre des bananeraies de la United Fruit Company dénoncé par Gaitan. http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-12-16-colombie

4. Portables vendant des minutes de communication. Commerce informel à Cali. Crédit : Benjamin Geny.

5. Vue de  Bogotá depuis Montserrat. Crédit : Benjamin Geny.

6. Wagon-cantine dans les locaux de l'Université Nationale Colombienne. Crédit : Benjamin Geny.

7. Guitariste et pin-up. Bar-jazz à Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

la cris



affiches

1. Bar de Barcelone. Erasmus Go Home. Crédit : Benjamin Geny

2. Bar - Barcelone. Erasmus Go Home 2. Crédit : Benjamin Geny.

3. hombre listo, mujer tonta = plan; hombre tonto, mujer lista = matrimonio; hombre listo, mujer lista = píldora; hombre tonto, mujer tonta = familia numerosa. Crédit : Benjamin Geny.

4. Chat catalan. Crédit : Benjamin Geny.

5. Mural abbaye Monserrat - Catalogne. Crédit : Benjamin Geny.

6. Carrelage mural. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

7. Empleada practica. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

8. Chirurgie esthétique. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

9. Cofféé. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

10. Café noir. Affiche. Bar à Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

11. Athelier. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

12. Drogue...ria. Bogotá. La Candelaria. Crédit : Benjamin Geny.

13. Locutorio de fou. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

14. Créper la crêpe.

15.

16. Ne pas déféquer sur les pelouses. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

17. French touch. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

18. Chori! Crédit : Benjamin Geny.

19. Jean push up. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

20. La fin à proche. Bogotá. Crédit : Benjamin Geny.

21. Universidad del Valle. Cali. Colombia.


architecture de champignon - Créteil.

1. Les choux de Créteil. Gérard Granval (architecte) 1969-1974. Crédit : Benjamin Geny
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chou_et_les_%C3%89pis


2. Les choux de Créteil. Gérard Granval (architecte) 1969-1974. Crédit : Benjamin Geny

vendredi 15 mars 2013

Souvenirs d'Argentine et d'Uruguay

1. le Nouveau Monde - vue de Buenos Aires de nuit depuis le delta du Rio de la Plata - 15 septembre 2010. Crédit : Photo Benjamin Geny.

2. A votre service - Cabo Polonio (Uruguay) - 08 janvier 2009. Crédit : Photo Benjamin Geny


3. Mate
Crédit : Photo Benjamin Geny

Ex-guérilleros Tupamaros uruguayens et loi d'amnistie (appelée Ley de Caducidad) accordée aux forces armées (1985 – 2011)

Un résumé de mon mémoire de Master Recherche à l'Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine. 

Texte complet de la note de recherche :
http://www.revue-rita.com/index.php?option=com_content&view=article&id=163&Itemid=366

Ecrit par Benjamin Geny



Votée en décembre 1986 afin de satisfaire la demande d'impunité des forces de sécurité (armée et police) vis-à-vis des crimes commis lors de la dictature civico-militaire uruguayenne (1973-1985), la loi d'amnistie n'a depuis lors cessé de faire débat. L'accession à la Présidence en 2010 de José « Pepe » Mujica, membre du Mouvement de Libération Nationale – Tupamaro et détenu-otage de la dictature entre 1972 et 1985, ne pouvait manquer de poser la question de l'attitude de l'ancien groupe de lutte armée envers cette loi...

Paradoxalement, entre 1985 et 2011, le discours des ex-guérilleros ayant accédé au pouvoir s'est progressivement rapproché de celui des militaires et des partis traditionnels, colorados et blancos. L'absence de justice garantirait une réconciliation sans tentation de vengeance. Il y aurait eu une « guerre » entre deux camps accompagnée d'excès plutôt qu'un terrorisme d'État s'exerçant contre la population. Le respect de la souveraineté populaire l'emporterait sur celui des droits de l'Homme.

La logique de cette réconciliation ou de cette clémence envers leurs anciens ennemis n'est pas, bien sûr, étrangère à leur adaptation réussie à la compétition électorale. Les tupamaros ont dû, plus que tout autre, donner des gages de crédibilité et de bonne foi démocratique et rejeter toute responsabilité dans le coup d'État militaire de 1973. Leur attitude puise ainsi ses racines dans le transfert et l'adaptation réussis de leur capital de militant révolutionnaire des années soixante et soixante-dix au nouveau contexte de la transition démocratique.

Mots clés : Uruguay ; Tupamaros ; Amnistie ; Justice ; Guérilla.


Habemus Ersatz de Papam

Un ersatz

Par Horacio Verbitsky
(traduction Benjamin Geny)

http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-215796-2013-03-14.html





Parmi les centaines d’appels et de courriels reçus, j’en choisi un. « Je ne peux pas y croire. Je suis tellement angoissée et tellement en colère que je ne sais que faire. Il a obtenu ce qu’il désirait. Je revois Orlando dans la salle à manger, il y a quelques années de cela, en train de dire, « il veut être Pape ». C’est la personne indiquée pour cacher la pourriture. C’est un expert en choses cachées. Mon téléphone n’arrête pas de sonner. Fito m’a parlé en pleurant ». Ce courriel est signé Gracelia Yorio, la sœur du sacerdote Orlando Yorio, qui dénonça Bergoglio comme responsable de sa séquestration et des tortures qu’il endura pendant cinq mois en 1976. Ce Fito qui l’appelle, plein de chagrin, c’est Adolfo Yorio, le frère d’Orlando. Tous deux (Graciela et Adolofo) ont consacré de nombreuses années de leur vie à poursuivre les dénonciations effectuées par Orlando, un théologien et sacerdote tiers-mondiste qui mourût en 2000 en rêvant de ce cauchemar devenu hier réalité. Trois ans auparavant, il avait été désigné archevêque de Buenos Aires ce qui préfigurait le reste.

Orlando Yorio ne put prendre connaissance de la déclaration de Bergoglio devant le Tribunal Oral Fédéral n°5. Ce fut là qu’il affirma n’avoir connu l’existence des enfants volés qu’une fois terminée la dictature. Mais le Tribunal Oral Fédéral n°6, qui jugea le plan d’appropriation systématique des enfants de détenus-disparus, reçut un document qui indique que dès 1979, Bergoglio était bien au courant et qu’il était intervenu dans au moins un cas à la demande de son supérieur, Pedro Arrupe. Après avoir écouté le récit des proches d’Elena de la Cuadra, séquestrée en 1977, alors qu’elle était enceinte de cinq mois, Bergoglio leur donna une lettre destinée à l’évêque auxiliaire de la Plata, Mario Picchi, et lui demandant d’intervenir auprès du gouvernement militaire. Picchi vérifia qu’Elena avait donné naissance à une fille qui fut donnée à une autre famille. « Elle est chez un couple « bien » et il n’y a pas possibilité de faire marche arrière », dit-il à la famille.

Lors de sa déclaration écrite au cours du procès de l’ESMA (Ecole Supérieure de Mécanique de l’Armée, centre de détention et de torture) Bergoglio soutint, à propos des séquestrations de Yorio et de l’autre prêtre jésuite Francisco Jalics, qu’il n’y avait aucun document concernant les détenus- disparus dans les archives épiscopales. Mais son successeur, l’actuel président, José Arancedo, envoya à la juge Martina Forns une copie du document que j’ai publié ici (dans le journal Pagina Doce) et qui concerne la réunion entre le dictateur Videla et les évêques Raúl Primatesta, Juan Aramburu et Vicente Zazpe, durant laquelle ils discutèrent avec une franchise peu commune de l’opportunité de divulguer ou non le fait que les détenus-disparus avaient été assassinés, car Videla souhaitait protéger ceux qui les avaient tués. Dans son livre, « Eglise et dictature », Emilio Mignone en fait le paradigme des « prêtres qui livrèrent leurs ouailles à l’ennemi sans les défendre ni les sauver ». Bergoglio me raconta que lors de l’une de ses premières messes comme archevêque, il vit Mignone et tenta de l’approcher pour lui donner des explications mais le président fondateur du CELS (Centre d’Etudes Légales et Sociales, centre de défense des droits de l’Homme) leva la main pour lui indiquer de ne pas avancer.

Je ne suis pas sûr que Bergoglio ait été élu pour cacher la pourriture qui réduisit Joseph Ratzinger à l’impuissance. Les affaires internes de la Curie romaine suivent une logique tellement obscure que les faits les plus sombres peuvent être attribués à l’Esprit Saint, que ce soit les mouvements financiers qui conduisirent la Banque du Vatican à être exclues du clearing international car elle ne remplissait pas les règles de contrôle du blanchiment d’argent ou encore les pratiques pédophiles que Ratzinger a couvert depuis le Saint Siège et au sujet desquelles il demanda pardon comme Pape. Je ne serais guère surpris que, pinceau à la main et avec ses chaussures usées, Bergoglio ne se lance dans une croisade morale pour blanchir les sépulcres apostoliques.

Mais, ce dont je suis sûr, c’est que le nouvel évêque de Rome sera un ersatz, ce mot allemand auquel aucune traduction ne fait honneur, un succédané de piètre qualité, comme l’eau mélangée de farine que les mères indigentes utilisent pour tromper la faim de leurs enfants. Le théologien brésilien de la libération, Leonardo Boff, exclu par Ratzinger du sacerdoce, entretenait l’espoir que soit élu le franciscain d’origine irlandaise Sean O’Malley, qui s’occupe du diocèse de Boston, en faillite après toutes les indemnisations qu’il a dû payé aux enfants abusés par des prêtres. « Il s’agit d’une personne très proche des pauvres car il a longtemps travaillé en Amérique Latine et dans les Caraïbes, toujours au milieu des pauvres. C’est un signal de ce qu’un pape différent, un pape d’une tradition nouvelle peut exister », écrivait le sacerdote. Mais sur le Siège Apostolique ne s’assoira pas un vrai franciscain mais un jésuite qui se fera appelé François, comme le pauvre d’Assise. Une amie argentine m’écrit effrayée depuis Berlin car pour les Allemands qui ne connaissent pas ces histoires, le pape semble être tiers-mondiste. Petite confusion.

Sa biographie est celle d’un populiste conservateur comme le furent Pie XII ou Jean-Paul II : inflexibles sur les questions doctrinaires mais dotées d’une ouverture sur le Monde et envers les masses dépossédées. Quand il effectue sa première messe dans une rue du Trastevere ou dans la station Termini de Roma et qu’il parle des personnes exploitées et prostituées par les puissants insensibles qui ferment leur cœur au Christ ; quand les journalistes racontent qu’il voyage en métro ou en bus ; quand les fidèles écoutent ses homélies récitées avec les gestes d’un acteur et où les paraboles bibliques coexistent avec le langage populaire, il y en a qui annonce la rénovation ecclésiastique tant désirée. Durant son mandat à la tête de l’Archevêché de Buenos Aires, il fit cela et bien plus. Mais dans le même temps, il essaya d’unir l’opposition contre le premier gouvernement (celui de Nestor Kirchner) qui adopta une politique favorable aux pauvres. Et il l’accusa d’être crispé et conflictuel parce que ce gouvernement devait s’opposer aux puissants que lui-même fustige dans son discours.

Désormais, il pourra tenir ce discours à une autre échelle ce qui ne veut pas dire qu’il oubliera l’Argentine. Si Pacelli reçut le financement des services secrets états-uniens pour fortifier la démocratie chrétienne et éviter la victoire du communisme lors des premières élections de l’après-guerre, si Wojtyla fut le bélier qui ouvrit le premier trou dans le Mur de Berlin, le pape argentin pourra remplir un rôle similaire à l’échelle de l’Amérique latine. Son passé de militant parmi la Garde de fer (un mouvement péroniste), le discours populiste qu’il n’a pas oublié et avec lequel il pourrait même se mêler de causes historiques comme celle des Iles Malouines, le rendent capable d’influer le cours des choses, d’apostropher les exploiteurs et de prêcher la mansuétude aux exploités.

* * *

Version originale en espagnol :

Entre los centenares de llamados y mails recibidos, elijo uno. “No lo puedo creer. Estoy tan angustiada y con tanta bronca que no sé qué hacer. Logró lo que quería. Estoy viendo a Orlando en el comedor de casa, ya hace unos años, diciendo ‘él quiere ser Papa’. Es la persona indicada para tapar la podredumbre. Es el experto en tapar. Mi teléfono no para de sonar, Fito me habló llorando.” Lo firma Graciela Yorio, la hermana del sacerdote Orlando Yorio, quien denunció a Bergoglio como el responsable de su secuestro y de las torturas que padeció durante cinco meses de 1976. El Fito que la llamó desconsolado es Adolfo Yorio, su hermano. Ambos dedicaron muchos años de su vida a continuar las denuncias de Orlando, un teólogo y sacerdote tercermundista que murió en 2000 soñando la pesadilla que ayer se hizo realidad. Tres años antes, su íncubo había sido designado arzobispo coadjutor de Buenos Aires, lo cual preanunciaba el resto.

Orlando Yorio no llegó a conocer la declaración de Bergoglio ante el Tribunal Oral Federal 5. Allí dijo que recién supo de la existencia de chicos apropiados después de terminada la dictadura. Pero el Tribunal Oral Federal 6, que juzgó el plan sistemático de apropiación de hijos de detenidos-desaparecidos, recibió documentos que indican que ya en 1979 Bergoglio estaba bien al tanto e intervino al menos en un caso a solicitud del superior general, Pedro Arrupe. Luego de escuchar el relato de los familiares de Elena de la Cuadra, secuestrada en 1977, cuando atravesaba el quinto mes de embarazo, Bergoglio les entregó una carta para el obispo auxiliar de La Plata, Mario Picchi, pidiéndole que intercediera ante el gobierno militar. Picchi averiguó que Elena había dado a luz una nena, que fue regalada a otra familia. “La tiene un matrimonio bien y no hay vuelta atrás”, informó a la familia. Al declarar por escrito en la causa de la ESMA, por el secuestro de Yorio y del también jesuita Francisco Jalics, Bergoglio dijo que en el archivo episcopal no había documentos sobre los detenidos-desaparecidos. Pero quien lo sucedió, su actual presidente, José Arancedo, envió a la jueza Martina Forns copia del documento que publiqué aquí, sobre la reunión del dictador Videla con los obispos Raúl Primatesta, Juan Aramburu y Vicente Zazpe, en la que hablaron con extraordinaria franqueza sobre decir o no decir que los detenidos-desaparecidos habían sido asesinados, porque Videla quería proteger a quienes los mataron. En su clásico libro Iglesia y dictadura, Emilio Mignone lo mencionó como paradigma de “pastores que entregaron sus ovejas al enemigo sin defenderlas ni rescatarlas”. Bergoglio me contó que en una de sus primeras misas como arzobispo divisó a Mignone e intentó acercársele para darle explicaciones, pero que el presidente fundador del CELS alzó la mano indicándole que no avanzara.

No estoy seguro de que Bergoglio haya sido elegido para tapar la podredumbre que redujo a la impotencia a Joseph Ratzinger. Las luchas internas de la curia romana siguen una lógica tan inescrutable que los hechos más oscuros pueden atribuirse al espíritu santo, ya sean los manejos financieros por los que el Banco del Vaticano fue excluido del clearing internacional porque no cumple con las reglas para controlar el lavado de dinero, o las prácticas pedófilas en casi todos los países del mundo, que Ratzinger encubrió desde el Santo Oficio y por las que pidió perdón como pontífice. Ni siquiera me extrañaría que, brocha en mano y con sus zapatos gastados, Bergoglio emprendiera una cruzada moralizadora para blanquear los sepulcros apostólicos.
Pero lo que tengo por seguro es que el nuevo obispo de Roma será un ersatz, esa palabra alemana a la que ninguna traducción hace honor, un sucedáneo de menor calidad, como el agua con harina que las madres indigentes usan para engañar el hambre de sus hijos. El teólogo brasileño de la liberación Leonardo Boff, excluido por Ratzinger de la enseñanza y del sacerdocio, tenía la ilusión de que fuera elegido el franciscano de ancestros irlandeses Sean O’Malley, que carga con la diócesis de Boston, quebrada por tantas indemnizaciones que pagó a niños vejados por sacerdotes. “Se trata de una persona muy vinculada a los pobres porque trabajó mucho tiempo en América Latina y el Caribe, siempre en medio de los pobres. Es una señal de que puede ser un papa diferente, un papa de una nueva tradición”, escribió el ex sacerdote. En la Silla Apostólica no se sentará un verdadero franciscano sino un jesuita que se hará llamar Francisco, como el pobrecito de Asís. Una amiga argentina, me escribe azorada desde Berlín que para los alemanes, que desconocen su historia, el nuevo papa es tercermundista. Menuda confusión.

Su biografía es la de un populista conservador, como lo fueron Pío XII y Juan Pablo II: inflexibles en cuestiones doctrinarias pero con una apertura hacia el mundo, y sobre todo, hacia las masas desposeídas. Cuando rece su primera misa en una calle del trastevere o en la stazione termini de Roma y hable de las personas explotadas y prostituidas por los poderosos insensibles que cierran su corazón a Cristo; cuando los periodistas amigos cuenten que viajó en subte o colectivo; cuando los fieles escuchen sus homilías recitadas con los ademanes de un actor y en las que las parábolas bíblicas coexisten con el habla llana del pueblo, habrá quienes deliren por la anhelada renovación eclesiástica. En los tres lustros que lleva al frente de la Arquidiócesis porteña hizo eso y mucho más. Pero al mismo tiempo intentó unificar la oposición contra el primer gobierno que en muchos años adoptó una política favorable a esos sectores, y lo acusó de crispado y confrontativo porque para hacerlo debió lidiar con aquellos poderosos fustigados en el discurso.

Ahora podrá hacerlo en otra escala, lo cual no quiere decir que se olvide de la Argentina. Si Pacelli recibió el financiamiento de la Inteligencia estadounidense para apuntalar a la democracia cristiana e impedir la victoria comunista en las primeras elecciones de la posguerra y si Wojtyla fue el ariete que abrió el primer hueco en el muro europeo, el papa argentino podrá cumplir el mismo rol en escala latinoamericana. Su pasada militancia en Guardia de Hierro, el discurso populista que no ha olvidado, y con el que podría incluso adoptar causas históricas como la de las Malvinas, lo habilitan para disputar la orientación de ese proceso, para apostrofar a los explotadores y predicar mansedumbre a los explotados.